Ce texte est une traduction d’un article de Quran Blog. Les citations du Coran et les avis religieux ne sont pas générés par le processus de traduction.

La sourate Al-Mulk est le chapitre 67 du Coran et compte 30 versets. Son ouverture affirme la souveraineté et la puissance d’Allah ; sa conclusion demande qui fournirait une eau accessible si l’eau des hommes s’enfonçait dans la terre. Entre ces deux points, la sourate relie la responsabilité humaine à la dépendance envers le Créateur. Elle invite à regarder, écouter, raisonner et s’interroger sur l’origine de la subsistance et de la sécurité. Ouvrez Al-Mulk en arabe sur Qiraa pour suivre tout le chapitre avec ce guide.

Lire les trente versets comme un ensemble

Trente versets permettent une lecture complète assez accessible, mais cette longueur ne doit pas masquer les changements de discours. Tantôt la création est décrite, tantôt une question remet une certitude en cause, tantôt le Prophète reçoit l’ordre de répondre. Lors d’un premier passage, remarquez simplement ces variations. Une référence comme 67:15 désigne le chapitre 67, verset 15, comme l’explique le guide pour lire les références des versets du Coran.

Lisez 67:1–5 à partir du premier verset pour comprendre le cadre de la sourate. Le deuxième verset présente la mort et la vie comme une épreuve portant sur la qualité des actes. Prêtez attention à cette qualité, plutôt que de réduire l’épreuve au nombre de tâches accomplies. Les versets suivants orientent le regard vers les cieux et demandent de regarder encore. Un exercice de lecture peut répondre à cette invitation à observer attentivement sans prétendre proposer une explication scientifique nouvelle pour chaque image.

Observer la réponse à l’avertissement

Les versets 67:6–11, à partir du verset 6, changent nettement de scène. Les gardiens de l’Enfer demandent à ceux qui arrivent si un avertisseur est venu les trouver. La réponse reconnaît sa venue, puis reconnaît le défaut d’écoute ou de raisonnement. Repérez la question et ces deux éléments de réponse. Le passage ne se limite donc pas à décrire un châtiment : il ramène le lecteur à la manière de recevoir l’avertissement lorsqu’il est encore possible d’y répondre.

À 67:12, le propos se tourne vers ceux qui craignent leur Seigneur sans Le voir, en évoquant le pardon et une grande récompense. Les versets 13–14 placent ensuite les paroles secrètes et publiques sous la connaissance du Créateur. Lisez ces trois versets ensemble après la scène précédente. La sourate aborde ce que l’on peut cacher aux autres aussi bien que les propos prononcés ouvertement. Vos notes ont-elles saisi ce changement de perspective, ou seulement les images les plus saisissantes qui l’entourent ?

Le verset consacré à la terre, 67:15, réunit le déplacement, le fait de manger de la subsistance d’Allah et la résurrection. Il est suivi de questions qui ébranlent l’idée d’une sécurité absolue, puis d’un rappel des rejets antérieurs. Poursuivez jusqu’à 67:18, sans vous arrêter à l’invitation à parcourir la terre. Dans ce passage, l’activité quotidienne côtoie la dépendance et le retour à venir. Garder ces éléments ensemble évite de faire porter à une seule formule toute la signification de la section.

Suivre les questions sur la dépendance

À 67:19, les oiseaux qui déploient et replient leurs ailes deviennent un autre objet d’attention. Les questions suivantes portent sur la protection et sur celui qui pourrait fournir la subsistance si Allah la retenait. Remarquez le passage de ce qui se trouve au-dessus du lecteur à la sécurité et à la nourriture dont il a besoin. Ces questions se rejoignent autour de la dépendance. Elles n’impliquent pas d’abandonner le travail ou la prévoyance ; elles interrogent l’idée que ces moyens rendraient l’être humain autonome.

  • 67:1–5 : la souveraineté, l’épreuve de la vie et le regard sur la création.
  • 67:6–11 : l’avertissement, le rejet et l’aveu concernant l’écoute et le raisonnement.
  • 67:12–14 : la crainte du Seigneur sans Le voir et Sa connaissance des paroles cachées.
  • 67:15–21 : la terre, la sécurité, les oiseaux, la protection et la subsistance.
  • 67:22–24 : les deux chemins, les facultés humaines et le rassemblement.
  • 67:25–29 : l’événement promis, l’avertissement, la foi et la confiance.
  • 67:30 : la question finale sur l’eau.

Utilisez cette carte lors d’une deuxième lecture. En avançant dans la liste, observez le type de réponse sollicité : regarder avec attention, entendre l’avertissement, prendre conscience de la connaissance des paroles cachées, remercier ou faire confiance. Relisez ensuite les versets voisins avant de conclure à propos d’une question particulière. Vous pourrez ainsi vérifier que votre observation correspond bien au contexte où elle apparaît.

Le contraste à 67:22 oppose celui qui avance le visage vers le sol à celui qui marche droit sur un chemin rectiligne. Les versets 23–24 évoquent ensuite l’ouïe, la vue, les cœurs, les hommes dispersés sur la terre et leur rassemblement devant Allah. Lisez l’image avec ces rappels. La sourate a déjà parlé de l’écoute et du raisonnement en 67:10. Le rapprochement offre un fil précis : que devient l’usage des facultés humaines lorsqu’il manque de gratitude et d’attention ?

Relier la promesse à la question sur l’eau

Les versets 25–27 introduisent une demande sur la date de la promesse. La réponse en 67:26 réserve cette connaissance à Allah et définit la mission du messager comme un avertissement clair. Les versets 28–29 orientent ensuite le propos vers la protection, la foi et la confiance dans le Tout Miséricordieux. La sourate ne fournit pas au lecteur un calendrier de l’invisible. Suivez la réponse qu’elle donne réellement, puis observez la place de la confiance après les questions répétées sur les limites du contrôle humain.

Le dernier verset, 67:30, ramène le propos à une nécessité quotidienne : l’eau. Cette conclusion est forte précisément parce que l’eau est familière. Après l’avoir lue, revenez à 67:15 et 67:21. La subsistance traverse les trois passages, mais chacun apporte quelque chose de distinct : une invitation à vivre sur la terre, une interrogation sur la nourriture et une dernière question sur l’accès à l’eau. C’est une manière de rattacher le dernier verset à l’ensemble du chapitre, au lieu d’en faire une citation isolée.

Trois lectures pour approfondir

Pour une séance d’étude reproductible, effectuez trois lectures avec des objectifs différents. Lisez d’abord les 30 versets sans accumuler de longues notes. Suivez ensuite un seul fil, comme l’écoute ou la subsistance, à l’aide des références ci-dessus. Enfin, relisez l’ouverture et la conclusion ensemble et expliquez leur lien en quelques phrases. Si vous consultez une traduction ou un commentaire, notez son titre et le passage utilisé. Une fiche de sources pour l’étude du Coran permet de séparer ces références de vos propres observations.

Avant de terminer, vérifiez que vous savez retrouver l’épreuve de la vie, l’aveu concernant l’écoute, la connaissance des paroles cachées et la question sur l’eau. Ce sont des repères pour vérifier votre compréhension, pas une note attribuée à votre foi. Choisissez un passage à relire attentivement au lieu de vous précipiter vers un autre chapitre sous prétexte que celui-ci est court. L’exercice de lecture d’une sourate comme un ensemble offre un autre exemple de lecture suivie qui reste attentive aux mots et aux versets particuliers.


Lire la sourate Al-Mulk, chapitre 67, en arabe sur Qiraa